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CONSULTATION
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TRIBUNE OUVERTE AUX CANDIDATS A L'ELECTION PRESIDENTIELLE
La Plateforme collaborative « Les Acteurs Locaux », en collaboration avec le Mouvement « Réveils des Terroirs », lance une consultation auprès de l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle de 2027 de sorte à éclairer les électeurs sur le contenu des programmes et sur les stratégies de gouvernance proposés, ceci dans un esprit de transparence démocratique indispensable l'expression d'un vote « en pleine conscience ».
Le concept de « Démocratie », que tant d'obédiences - politiques ou non - tentent de nous imposer, avec une variabilité éthique divisant notre société, ne peut laisser place à de quelconques interprétations divergentes de ce qui constitue le fondement constitutif de notre Pays, dont chaque mot de son crédo, « Liberté, Egalité, Fraternité », devrait conditionner nos actes citoyens.
Sur base d'une analyse factuelle des problématiques majeures qui paralysent la France depuis des années, ci-dessous énumérées, « Les Acteurs Locaux » et « Réveil des Terroirs » souhaitent à travers cette tribune obtenir de la part des prétendants au « trône suprême » des prises de position et des engagements fermes que tout en chacun, en fonction de ses opinions personnelles, sera en mesure d'intégrer afin de se prononcer dans les urnes.
Il ne s'agit pas ici de porter des revendications politiques partisanes, ni d'orienter le débat... Seulement de procurer aux citoyens des éléments de réflexion et de prises de décisions démocratiques, mais aussi de responsabiliser les candidats envers leurs engagements qui ne devraient pas dévier une fois leur candidature plébiscitée démocratiquement... Au risque de voir la légitimité de leur mandat contestée et remise en cause par voie référendaire révocatoire.
LES CONSTATS :
Préambule :
Dans le brouhaha actuel, institutionnalisé par l'ensemble des Partis politiques traditionnels depuis des années, il est évident que la multiplicité des problématiques génère, non plus une bipolarité
Gauche/Droite comme cela a pu être le cas jusqu'à récemment, mais un fractionnement en autant de « clans » opposés qu'il existe de sujets à traiter.
Aussi, les prétentions des uns et des autres de vouloir fédérer, rassembler et réunifier semblent totalement irréalistes tant que ces problématiques seront traitées individuellement et sans que ne soit proposée une finalité globale collective.
Espérer sortir de la « crise » impose de « détricoter » totalement cette stratégie d'échec et pour cela de tirer sur le bon fil, lequel, par effet de cascade, redynamisera notre modèle social et sociétal.
Quel est donc ce fil sur lequel au moins 8 français sur 10 seront d'accord de tirer ?
Les sondages sont au moins unanimes sur ce sujet... Ce fil est le POUVOIR D'ACHAT !...Toutes tendances politiques confondues.

Poser simplement la question via un RIC : « Etes-vous « Pour ou Contre » une augmentation du pouvoir d'achat ? » serait totalement démagogique si elle n'était pas étayée par des solutions concrètes qui puissent faire consensus et proposer des voies stratégiques qui intégreraient les principaux sujets clivants sous évoqués.
ANALYSE DES FACTEURS IMPACTANT LE POUVOIR D'ACHAT
Citons en préalable quelques constats et chiffres (sources INSEE/ sondages BVA, etc...) :
1- Les deux principaux facteurs impactants :
De l'avis quasi général des citoyens, toutes tendances politiques confondues, et de l'analyse d'experts économistes indépendants, les deux principaux secteurs impactants le Pouvoir d'Achat sont : le coût de l'énergie et les coûts des produits alimentaires.
Il est aujourd'hui dramatique de constater qu'au moins 65% des ménages doivent budgétairement faire un choix entre :
– se chauffer (sans doute à cause du réchauffement climatique...) et avoir un confort de vie décent, – se déplacer sans subir le coût de crises énergétiques non maîtrisées, et
– s'alimenter avec des produits sains ; préférence étant hélas souvent donnée par les consommateurs à des produits à bas prix ne respectant pas, dans la plupart des cas, les normes phytosanitaires recommandées et, par ailleurs, souhaitées.
Cette affirmation est vérifiée par les chiffres :
En 2024, le budget national des citoyens consacré aux dépenses liées au logement, à l'eau, à l'énergie et aux carburants (services) représentait une valeur de 424,7 milliards d'euros (en augmentation de 1,2%/2015), et le budget consacré aux produits agro-alimentaires une valeur de 187,5 milliards d'euros (en diminution de 3,8 % /2015), en précisant que l'augmentation de la part » services » n'est pas liée à une augmentation des volumes consommés, mais à une augmentation des prix unitaires de consommation.
L'indice révélateur est aussi celui du Pouvoir d'Achat par Unité de Consommation, lequel, tout secteurs confondus, baisse régulièrement de 0,1 à 0,5 % par an selon la situation familiale (vie en commun ou non)

2- Secteur de l'agro-alimentaire :
2.1- Les constats :
En octobre 2024, l’excédent des échanges agroalimentaires français atteingnait 542 M€, en baisse de 169 M€ par rapport à octobre 2023.
La hausse des importations (+ 595 M€, soit + 9 % sur un an) était supérieure à celle des exportations (+ 426 M€, soit + 6 %).
Le solde des produits agricoles bruts se dégrade de 236 M€ et devient de ce fait négatif (- 144 M€), sous l’effet de l’augmentation des importations (principalement de plantes à boissons mais aussi de fruits et légumes) conjuguée à la réduction des exportations de céréales.
Depuis 2024, l’érosion de l'excédent commercial agroalimentaire découle de la dégradation des échanges avec les pays tiers, le déficit avec l’UE se réduisant.
Dans son plus récent rapport, publié en janvier, le Haut Conseil pour le climat relève que la France importe 20 % de son alimentation en matières premières.
En valeur, les importations alimentaires du pays ont doublé depuis 2000. Alors que la pandémie de Covid-19 et l'invasion de l'Ukraine ont mis en lumière certaines fragilités dans le système alimentaire français, notre dépendance aux importations reste particulièrement importante pour certains produits, comme le montre l'infographie suivante, basée sur les plus récentes données de France AgriMer.
C'est tout particulièrement le cas pour le poisson, puisque la quasi-totalité de ce qui est consommé en France vient de l'étranger (89% en 2025).